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This article was written on 14 avr 2015, and is filled under Travaux.

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Les défis de ChocoOuak – Baudouin Mouanda

Unique transformateur de cacao au Congo, Jean-Maurice Ouakatoulou a dû faire face à plusieurs défis.
Défi n°1 : Offrir un avenir aux producteurs  de cacao
Monsieur Ouakatoulou découvre le Nord du Congo au moment où le pays passe d’une économie d’Etat à une économie régie par le marché. Il y découvre des producteurs de cacao désespérés, en train de brûler leur production : maintenant que l’Etat n’achète plus le cacao à un prix fixe, ils refusent de le brader aux Zaïrois ou aux Camerounais. Ouak décide alors de se lancer dans la transformation pour assurer un débouché à une partie de la production.

Défi n°2 : S’approvisionner de manière continue
Jean-Maurice Ouakatoulou s’installe à Pointe-Noire en 2000.  S’annonce alors une période difficile, car la filière du cacao est en jachère dans la région du Kouilou. Malgré des efforts pour encourager les paysans à cultiver, ChocoOuak est contraint, aujourd’hui encore, de s’approvisionner en cacao au Nord du Congo. L’importante distance entre le lieu de production et de transformation implique des coûts supplémentaires, que Ouakatoulou doit répercuter sur le produit final.

Défi n°3 : Valoriser le chocolat made in Congo
Encouragé par des pâtissiers de Pointe-Noire et en particulier par celui de la Citronnelle, il se lance dans la confection de bâtons pour les pains au chocolat. Au moment où son business décolle, il doit faire face à l’arrivée d’un concurrent étranger qui importe un produit transformé. La vision de Jean-Maurice Ouakatoulou, c’est au contraire de permettre aux Congolais de manger ce qui se fait de meilleur chez eux, d’encourager le secteur privé local pour baisser le chômage et réduire les importations. Ouak a fait sienne la formule de « patriotisme économique ».

La dernière épreuve du patron de ChocoOuak, sa dernière victoire aussi, est celle de l’emballage. Après de multiples tentatives, Ouakatoulou a fini par trouver un contenant pour sa pâte à tartiner, Oukalat. Il la distribue surtout au Cabinda, en attendant de trouver un emballage plus petit, plus adapté au marché local. Congolais, petits et grands, pourront bientôt se régaler.

Véra Kempf

 

One Comment

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  1. Lauryathe Céphyse BIkouta
    20 octobre 2015

    Ah! tonton Ouak, je me souviens de cet homme courageux et accroché à son projet lors de mon passage professionnel à la Semaine africaine qui partageait ses locaux avec le au Forum des jeunes entreprises du Congo à Pointe-Noire. Je suis heureuse de voir que le projet ChocoOuak.se poursuit et que le Congo peut encore espérer sur ses opérateurs économiques, qui se battent au quotidien pour lui donner une autre image. Espérant gouter à ton chocolat tonton Ouak!