Khelly Manou De Mahoungou

Les lutteurs d'érosion

« Bonheur des uns, malheur des autres » dit-on sous d’autres cieux. Ce dicton trouve ici son cadre d’application puisque dans certains quartiers de la ville, les pluies sont les bienvenues du fait de la rareté de l’eau. Alors qu’à Kombo, dans la zone nord de Brazzaville, les pluies sont un pire cauchemar pour les occupants de ce quartier. « Les pluies entraînent des érosions et des éboulements de terrain » disent-ils. Conscientes du problème, les autorités congolaises prennent le mal par la racine en impliquant les entreprises spécialisées dans les travaux publics, en l’occurrence « Andrade GUTTIERREZ », une société brésilienne travaillant sur le site depuis deux ans.

Sur le chantier, le travail s’organise, chacun apporte sa pierre à l’édifice pour des lendemains meilleurs dans nos quartiers respectifs. Marie, habitante du quartier apprécie la politique de lutte contre les érosions en comparant la réalité actuelle de son quartier et les difficultés qu’il fallait endurer pour prendre un transport.

A présent, « notre zone rayonne à nouveau et la vie s’y met ».

Biographie

Né à Brazzaville, où il vit et travaille, Manou de Mahoungou Khelly est membre du Collectif « Génération Elili ». En 2009, il obtient sa Licence en Sciences et Techniques de la Communication à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, et s’oriente vers le journalisme.

Après avoir participé à l’atelier « Balade photographique » de Baudouin Mouanda en décembre 2009, il se lance dans la photographie et revendique un enjeu photographique social et documentaire. Il travaille alors autour des thèmes de l’alimentation des Congolais et de leurs comportements, notamment les relations entre ces derniers et leur environnement immédiat. Une approche sociologique qu’il souhaite porter à d’autres continents.

Son travail sur le phénomène du coupé-coupé à Brazzaville - une viande bon marché, est témoin de sa démarche.

En 2010, il est l’assistant de Philippe Guionie, venu travailler avec les anciens combattants de Brazzaville, un pied dans le monde des professionnels de l’image.

Puis, en 2011, il participe à l’atelier interculturel, « recherche et photographie », portant sur la création du réseau des photographes d’Afrique centrale où il travaille sur la lutte contre les érosions dans un quartier nord de Brazzaville.